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Le projet que je réaliserai pendant ma résidence s’appellera L’Union(e). Le sujet sera les relations amoureuses. Je souhaite explorer les cycles séduisants et épeurants de l’amour : le désir, l’échec, la passion, la perte, et bien sûr, l’union. J’aimerais bien que la conclusion soit ouverte et incertaine. Que la conclusion demande la continuation ou la terminaison du cycle. J’aimerais que l’ambiance générale soit comme la lucide folie des rêves.
LA DÉMARCHE DE L’ARTISTE
Pour créer mes projets sonores, je débute par l’écriture d’une série de questions sur un thème spécifique. Ces interrogations sont ensuite posées à diverses personnes, anglophones ou francophones, et sont enregistrées, coupées et modifiées pour en extraire les mots et les phrases qui m’intéressent. Ensuite, je réarrange les paroles et j’ajoute divers sons en 4 à 8 canaux pour répondre au thème original. Dépendamment de la technologie que j’ai à ma disponibilité, je spatialise les paroles et les sons pour donner l’illusion de mouvement, d’espace et de matière vivante et non vivante. Je n’essaie pas de traduire les réponses des gens, mais plutôt d’offrir au public des expériences uniques, le tout, selon leurs connaissances langagières.
L'Excavation sonore Duophone présente le travail de Aimé Dontigny et Chantal Dumas. Dans ce projet, ils ont abordé le son de manière brute en utilisant une instrumentation très minimale. Au départ, une courte conversation entre les deux créateurs sur les problèmes internationaux et les injustices a lieu. Ensuite, l'expression même de ce malaise est traduite de façon sonore. L'idée fut de préserver une forme de violence qui se dégage du son tout en étant critique. Cette intensité se présente comme une manière de lutter contre l'inertie.
Les artistes remercient Avatar, Rad'a et NoType.
La pièce Avec titre de Steeve Lebrasseur débute avec la densité audio de Trop blow mon Joe en guise de premier mouvement. Une question se pose: combien de pistes «musicales» faut-il superposer avant de franchir la limite musicale? Réponse de l'artiste: «Trop!» Trois mouvements s'enchaînent ensuite. Les mains dans la machine, l'artiste n'est plus que le lien électro-corporel: un milieu propice aux divagations sonores des VCA, VCO et autres acronymes modulant les signaux.
Pour la suite de l'émission, trois processeurs audio sont utilisés, sans source sonore externe. Seule une source humaine de «conflits électroniques» de type touche-à-tout agit: une pratique à l'image de l'artiste.
Dans le cadre du Mois Multi, deux installations ont été présentées par Avatar: Spatial Sound (2000), réalisée par Edwin van der Heide et Marnix de Nijs, et A World Beyond the Loudspeaker (1998) de Edwin van der Heide. Un enregistrement de ces deux œuvres est présenté lors de l'émission Excavation sonore du mois de février sous le tite -X.
< fuite #1 >, de David Michaud et Marc Tremblay, est un exercice de style puisant son inspiration dans la technique visuelle du point de fuite. L'exploration audio fait passer l'auditeur d'une ambiance à une autre, chacune de nature différente, en s'appuyant sur un élément ou un événement déclencheur à l'intérieur d'un plan sonore.